Chez GASCON, depuis plusieurs jours nous travaillons isolés à nos domiciles respectifs. La suite des dernières annonces du Gouvernement du Québec, nous le ferons encore pour plusieurs semaines semble-t-il. Pour plusieurs d’entre nous, nous ressentons l’isolement pour une première fois, puisque nous avons, comme être humain, le besoin de sociabiliser. Pour une des premières fois depuis des décennies, nous sommes confinés sans possibilité de réseauter. Et j’emprunte les propos d’une autre personne : « le réseautage, c’est out pour le moment, mais nous avons le temps d’approfondir nos relations ».

Il est très agréable de travailler une journée de temps à autre à la maison. Cela nous éloigne du quotidien, du bruit de la machine à café, des personnes qui parlent fort, etc. On peut alors avancer un dossier plus rapidement, être plus attentif à une lecture ou écrire un texte.

Il ne faut cependant pas que cet isolement nous empêche d’être actifs à tous points de vue. Le travail, c’est la santé. Soyons imaginatifs, nous en avons le temps. Peaufinons nos méthodes de travail, améliorons nos systèmes et communiquons entre collègues de travail. Nous avons une occasion unique de faire et de penser différemment. Il est peut-être temps de se parler plus souvent de vive voix que de le faire par courriel.

Notre directrice administrative et nos associés se réunissent via TEAMS tous les jours afin de maintenir le meilleur service pour nos clients. Nous communiquons avec nos employés afin de les informer de ce qui se passe au cabinet et des mesures qui seront prises pour le bien de tous.

Je viens d’assister à un webinaire dont le thème était « Travailler et interagir à distance ». Je vous le résume en quelques mots :

  • Il faut communiquer efficacement avec nos employés : le mode de vidéoconférence ou tout autre mode de ce type est souvent à privilégier
  • Utilisons un vocabulaire simple lors de nos communications
  • La durée d’une communication doit être assez courte
  • Si on supervise à distance : selon que l’employé est autonome ou qu’il l’est moins, il faut des briefings, un suivi téléphonique, un coup de fil encourageant
  • Il faut établir une routine de communication
  • Lors d’un appel, évitez d’utiliser le haut-parleur. Introduisez les sujets, concluez et remerciez vos collègues
  • Si la communication est écrite, il faut qu’elle soit courte et paginée
  • Nous avons tous le droit de nous « déconnecter » et de planifier nos communications. À cet égard, compte tenu du contexte et des obligations familiales, un travail peut très bien se terminer le soir ou à un moment où c’est plus calme à la maison

Bref, avec un peu d’effort et d’imagination, et beaucoup de collaboration et de compassion, nous arriverons sûrement à surmonter cette situation difficile à laquelle nous sommes tous confrontés. J’ose espérer que, dans quelques semaines, nous serons tous revenus à nos bureaux pour fraterniser et déployer nos efforts afin de reprendre le cours normal de nos activités. Il sera important de ne pas oublier ce qui se sera passé et de continuer à utiliser certains moyens mis en place pendant la crise.

D’ici là, bon courage et gardez le moral.

Par Jean Proulx